Hidden
These days, I have been watching this fine Norwegian thriller/horror film called Skjult (Hidden) featuring one of my favorite Norwegian actors Kristoffer Joner.
These days, I have been watching this fine Norwegian thriller/horror film called Skjult (Hidden) featuring one of my favorite Norwegian actors Kristoffer Joner.
J’avais vu les affiches mais avait pensé “oh, non pas cette fois…” les places étant très chères. Mais quand Kaspar m’a annoncé qu’il avait été tiré au sort avec 3 autres au boulot pour aller au concert, j’ai sauté de joie! ![]()
Je ne savais pas trop quoi attendre et malgré le froid, les bousculades et un “golden circle” pas si golden que cela, finalement, je me suis laissée portée par l’ambiance du grand stade en plein air, la pluie fine en début de concert et la musique. Un mélange de reconnaissance et de sentiments retrouvés, de souvenirs doux de mes 15-17 ans et de chaleur m’ont envahi, les trémolos de la voix de Morten, ses sons graves et ses longues complaintes haut perchées. Ils n’avaient donc pas changé!!
Et oui, je me suis laissée entraînée sans préjugés, sans fierté en toute simplicité. Et l’émotion est arrivée là quand ils se sont assis et ont entoné les trois titres acoustiques. Après la première chanson douce, “Butterfly, Butterfly” Morten a pris un temps de pause pour exprimer sa gratitude pour notre fidélité pendant toutes ces années. “Nous sommes reconnaissants de votre présence dans notre vie, comme nous le sommes de notre présence dans votre vie”… Puis, il s’interrompt, inspire, se tourne vers Mags et dit “Ok” en souriant avant de chanter “Seemingly non stop July” qui m’a mis les larmes aux yeux et “Crying in the Rain.” Superbe…
(Ce ne sont pas mes images mais j’y étais! sniff…)
J’ai été un tant soit peu surprise de voir un groupe de musiciens qui savent jouer de la musique sans se prendre trop au sérieux. Un Mags qui sait passer du synthé au piano à queue, Pål de guitares en guitares et même Morten jouer des percussions et de la guitare…
In July 1990, I was just 18 and had passed my baccalaureat with succes, I was waiting to start at the university that fall. For two weeks, I went to London by myself and stayed with two families: the Webbs, who lived in a big house in Croydon and the Gornicks who had a modern terrace house in Pimlico, downtown London. Every morning after breakfast, I headed out into the big city with my backpack. I explored every corners of London, Portobello Market, Little Venice, the City, Covent Garden, Chelsea, Knightsbridge and Oxford Street, Hyde Park. I stayed away from the big tourist sights like Madame Tusseau and The Tower of London and preferred museums like the Tate (before the Tate Modern) or The Victoria and Albert Museum.
Every morning it was a real pleasure to wander in the streets of London, I indulged in loneliness that I equated with freedom. I let myself be transported by the flows of energy in the underground or in the train stations at the rush hours, walking along, on the left side in the elevators.
It was some of those feelings that I was happy to find again during this stay even if I only spent one day in London itself (and it was plenty). On Friday, I spent a day alone wandering the streets of Covent Garden and Soho. Unlike a flâneuse, I had goals and set places to go like Wholefoods, bead and candy shops and a sushi restaurant.
Here at Neal’s Yard, I found the best bead shop. I overheard a group of Norwegian whose accent indicated they were from Stavanger. In Neal’s street, I tried delicious vegetarian food at Food for Thought, a place I keep in mind for my next visit.
In Kingly Court, near Carnaby Street, I was rather intrigued by the colourful “candy cakes” that I did not try (and did not feel like trying).
The ever changing music Hall on Charing Cross road, and a Starbust coffee shop that I entered just to see if it smelled like the ones in the USA (and they sold the Naked juices!!)
On Saturday, I was amazed to find lavendel fields in Kent, where my friend lives. The farm that cultivates them was closed and we were chased away for parking nearby. We ate many blackberries.
I’m going to London tomorrow.
This is one of the first songs I learned to play on the guitar.
Lacan nous dit que le langage est la preuve même que nous existons, qu’en dehors du langage il n’y a pas de moi. Autrement dit, nous n’existons pas avant le langage (comprendre sans la pensée).
Ainsi dans le langage, les mots que nous choisissons se retrouve l’essentiel de qui nous sommes.
Dans nos choix des mots se retrouve, de manière transparente, évidente, qui nous sommes. Le langage est politique en ce sens qu’il dénote clairement des rapports de force.
Ecoute-moi et tu sauras qui je suis.
Un exemple:
Les deux adverbes de temps toujours et jamais.
Toujours: adverbe de “tous” et “jour;” dans la totalité du temps, éternellement, perpétuellement.
associé à “pas” le mot devient une sorte d’oxymore comme une éternelle négation sans fin.
Jamais: adverbe de jam “déjà” et mais “plus;” soit en un temps quelconque; soit la locution “à tout jamais” pour toujours ou éternellement; soit en nul temps, à aucun moment.
Ces deux adverbes nous frappent pour la notion d’absolu qu’il contiennent et appellent ainsi à l’impossibilité du changement, du mouvement dans la totalité du temps.
Utilisé dans des phrases comme “j’arrive toujours pas” ou “j’arriverai jamais” etc., ces adverbes prennent toute leur force et expriment un sens fort d’immobilisme, de voie sans issue, c’est-à-dire de schémas sclérosés.
Petit déjeuner avec de la musique commerciale ce matin et voilà que ce morceau me titille l’oreille. Encore un titre comme les Britons en ont le secret. Trois petits jeunes de l’Irlande du Nord sur le label français Kitsuné (tiens comme Hot Chip, The Whitest Boy Alive et The Foals!) ![]()
Rythme dansant, voix douce avec une pointe de mélancolie, jolie mélodie qui vous trottera dans la tête encore et encore.
Something Good Can Work:
Chère Liv,
Je sais que ce blog sera un jour utile pour retrouver des détails précieux. J’aimerais parler ici de ton language. En tant que prof de langue, je suis particulièrement intéressée par mais aussi fascinée et fier de l’acquisition-simultanée- que tu fais du français et du norvégien.
Même si tu dis des mots depuis que tu as 10 mois, ces derniers temps, ton language a fait d’énormes progrès. Depuis environ deux semaines tu fais des phrases complètes (sujet-verbe-complément)! Cet été, tu as apris beaucoup de mots français- mouche, taper, limace, coccinelle, etc- grâce à notre séjour de 15 jours en France et au temps passé avec Mamie Chat. J’ai surtout remarqué le changement en rentrant en Norvège: tu as dit “trop p titte, l’emmène, et encore (au lieu de “enn til”), l’aute, suffit, fromage, peur et pleure, serré et chauffé… Et tu avais commencé à dire “veux pas”. Et bien sûr, tu ne voulais plus que de “l’eau pique”! Tu me regardes sérieusement en disant “jus, s’appelle”!
Dans la piscine de mamie chat.
Je suis contente et amusée de t’entendre dire quelques mots en alsacien! Trivala! Fouti! et Tapatap!
Avec ton cousin Arthur.
Quelques phrases récemment: “ikke kom in der” “vil ikke ha pysjen” “sokkene er våtte” et un jour “chat regarde le bateau”
En fait, je remarque aussi que tu me parles plus français quand nous sommes seules le matin. J’aime bien prendre le petit déjeuner en écoutant la radio commerciale. Tu commences à suivre le rythme des chansons pop et on danse souvent dans la cuisine, sur “Waka Waka Africa” ou “Glow” ou encore “Catcher in the Rye.” On danse et tu rigoles!
Tu poses au chalet.
Après le séjour en France, nous avons passé trois semaines en vacances entre quelques jours sur l’île et quelques jours en vadrouilles. Nous avons eu la visite de Silke, une amie allemande, puis nous sommes allés dans le Sognefjord. Il n’y a eu qu’un weekend avec Mamie et Ole. Tu n’as donc pas été trop exposée au norvégien. Mais cela ne t’a pas empêché de découvrir le temps du passé, tu ajoutes -et aux verbes et tu as même inventé le verbe “aou-et” pour dire que tu t’ai fait mal: “jeg aou-et” de “a-ou” aïe.
Tu as fait une chute et nous sommes allés chez le médecin, un russe froid et imposant qui t’a fait 2 points de suture. Depuis quand tu te cognes, tu dis “docteur encore.”
Avec papa
J’ai eu un formulaire à remplir, une évaluation de ton vocabulaire avec une liste de mots que tu es sensée connaître. Tu les connais presque tous avec en plus leur équivalent en français!
Il faut ajouter les mots que tu connaîs en plus et il n’y a pas assez de place!
Sur la plage.
Once upon a time, on an island, there was a Nisse who had met a Hulder…
Then on a warm and beautiful day,
they left in a vintage Buick, off onto the bumpy road of life…
J’invite volontier les quelques (3 ?) lecteurs réguliers de ce blog à venir nous rendre visite en Norvège, pays qui a gagné mon coeur!
(nous avons une chambre “loft” d’ami) A bon entendeur!
Dans le magnifique fjord Sognefjorden, on cultive des pommes et des framboises.
La plus ancienne église en bois debout se trouve à Urnes dans le Sognefjorden.
Ici on peut loger chez Eplet (la pomme) un “Bed and Apple” sympathique.
Je passe mes vacances dans le Bjørnafjord ou le fjord de l’ours.
Depuis le Godøysund ou détroit de la bonne île, on voit le glacier Folgofona.
Eau limpide (mais froide) et sable blanc!
J’aime les mots et notre choix des mots n’est en rien anodin, symptome de schémas unconscients. Les mots parlent. En voilà un que j’ai beaucoup entendu cet été dans des phrases négatives comme “on ne pouvait pas envisager…” Donc on ne pouvait pas soit “regarder une personne au visage,” soit la “regarder en face” ou encore “se regarder soi-même.” Ce sont là des sens éthymologiques, bien sûr, mais qui résonnent tout de même dans un contexte bien précis.
ENVISAGER: de en- et visage
Regarder une personne au visage.
Tourner le regard vers.
Regarder face à face en esprit.
Considérer.
S’envisager, v. réfl. Se regarder soi-même.